Trois fois, avant même de voir le jour, Félicie, la petite déesse de la Fortune, a été chassée du ventre de sa mère par des breuvages qui empêchent toute grossesse. Réincarnation ratée sur réincarnation ratée, elle finit par tomber à Bellorive affublée d’un nouveau surnom : « la Peste », cette enfant qu’on rend responsable de tous les malheurs du royaume de Daye. Pour remonter au Ciel des Immortels, elle n’a qu’une option : accumuler des mérites… en exauçant les vœux des mortels, mais à sa façon. Sa première « cible » ? Ariane Jasselin, épouse du général Renaud Lévart, humiliée par un mari salaud et une belle-famille prête à la détruire. Félicie se jure de lui rendre justice et de laver sa propre réputation.
Sauf qu’en fouillant les secrets de la maison Lévart, la mini-déesse tombe sur la vérité qui change tout : Ariane est en réalité sa mère, celle à qui on a arraché un enfant des années auparavant. Dès lors, la partie peut commencer pour de bon. D’un geste de sa petite main, Félicie aide Ariane à reprendre sa dot, faire tomber la maison Lévart, choisir un meilleur mari et faire plier les nobles de la Capitale, tout en transformant Daye en terre la plus prospère des sept royaumes. Plus la fortune afflue, plus la famille impériale devient obsédée par ce bébé « miraculeux »… jusqu’au jour où même son père indigne vient se mettre à genoux pour la récupérer. Biberon au bec, Félicie sourit froidement : trop tard, le numéro est déjà passé. Et ici, les vœux doivent se plier aux conditions de la déesse.